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L’exploration des Pays d’en haut
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Des premières incursions françaises à la destruction de la Huronie, 1610-1650 Les premiers Blancs qui pénètrent sur le territoire de l'actuel Ontario empruntent avec les Algonquins et les Hurons-Ouendats la route que ces derniers fréquentent pour leurs activités de traite. Le trajet suit d'abord le cours de la rivière des Outaouais jusqu'à Mattawa, en passant par l'île des Allumettes où la tribu algonquine des Kichesipirinis exerce un contrôle sévère sur les allées et venues le long de ce circuit d'échanges. Généralement, les canots bifurquent vers le lac Nipissing à la hauteur de Mattawa en empruntant la rivière du même nom. Du lac Nipissing, on suit la rivière qu'on a tôt fait de nommer rivière des Français (French River), pour déboucher sur le lac Huron (appelée « mer douce ») et longer la rive nord de la baie Georgienne jusqu'à la Huronie. Pendant la majeure partie du XVIIe siècle, on privilégie cette route à celle du Saint-Laurent parce que des conflits opposent les tribus alliées des Français (Algonquins et Hurons) aux Iroquois, qui sont maîtres du haut Saint-Laurent et de la région située au sud de l'actuel lac Ontario. Étienne Brûlé en 1610, puis Samuel de Champlain, des missionnaires et des coureurs de bois empruntent la route de l'Outaouais et sillonnent la région des Grands Lacs pendant quelques décennies. Une première phase d'exploration se termine à la fin des années 1640, dans un climat tourmenté où guerres et épidémies provoquent la destruction de la Huronie. Bloquées par la menace iroquoise, les explorations françaises sont paralysées pendant quelques années.
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