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Fabriques, boutiques et petits commerces Depuis le début du XIXe siècle, l'agriculture se déploie dans la péninsule ontarienne. Les terres y sont neuves et fertiles. Leur mise en valeur est à la source d'une prospérité générale qui favorise l'émergence d'un réseau urbain caractérisé par sa densité. Au milieu du XIXe siècle, les villes y sont petites mais très nombreuses et il s'y déroule une activité économique intense. La vie industrielle de l'Ontario, c'est avant tout le travail dans toutes ces petites industries qui fournissent des services à la population locale. C'est également le cas plus tard dans l'Est et dans le Nord, même si l'agriculture y est moins prospère. Beaucoup de Canadiens français travaillent dans ces petites industries ou en sont les propriétaires. La scierie locale, la fabrique de voitures, le moulin à farine, la beurrerie, la fromagerie, la boucherie, la boulangerie, la boutique de forge, la boutique du ferblantier, le commerce de la glace (avant l'ère du réfrigérateur), l'hôtellerie locale ne sont que des exemples des petites entreprises qui parsèment le territoire et fournissent de l'emploi. On trouve aussi dans les communautés à forte population francophone des entreprises dont l'envergure dépasse le marché local. De façon graduelle, au fur et à mesure que s'écoule le XXe siècle, les progrès du grand capital et l'amélioration des voies de communication entraînent de profonds changements. Beaucoup de ces petites industries perdent leur compétitivité et finissent par disparaître. Leur nombre diminue graduellement au cours du XXe siècle. |
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