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Pratiquer
le journalisme en
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Le Droit et le mouvement syndical Le Droit a été fondé d'abord et avant tout pour combattre le Règlement XVII. À ses débuts, il s'intéresse assez peu aux relations de travail. Toutefois, la révolution russe de 1917, qui instaure un régime communiste dans l'ancien empire des tsars, et le mécontentement des travailleurs ici même au Canada au lendemain de la Première Guerre mondiale (1914-1918) le poussent à préciser sa position sur la question ouvrière. La grève générale de Winnipeg de 1919 et les étincelles qu'elle jette ailleurs au pays suscitent de vives inquiétudes au journal, qui voit dans ces bouleversements autant de menaces à l'ordre établi. Le Droit, que dirige les Oblats d'Ottawa, est un journal profondément catholique. En matière de relations de travail, c'est la doctrine sociale de l'Église qu'il prêche. En 1891, le pape Léon XIII, réagissant à l'industrialisation du monde occidental, publiait sa célèbre encyclique Rerum novarum, document qui jetait les bases du catholicisme social. Ce faisant, l'Église reconnaissait les abus dont était souvent victime la classe ouvrière dans le système capitaliste, mais condamnait en même temps le socialisme et le communisme, trop violents, selon elle, et contraires aux valeurs chrétiennes. Le pape proposait plutôt que les relations conflictuelles entre patrons et travailleurs soient remplacées par des rapports fondés sur la tolérance et la compréhension mutuelle. La pierre angulaire de la doctrine sociale de l'Église était le syndicalisme catholique dont la mission était d'amenuiser l'influence des organisations ouvrières plus radicales. Au Canada français, les syndicats catholiques se multiplient rapidement sous l'impulsion du clergé canadien-français, qui s'inspire largement de la doctrine sociale de l'Église. Au début des années 1920, on fonde la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). Les techniciens du Droit joignent rapidement les rangs de ce syndicat après une grève qui a obstrué le fonctionnement du journal pendant plusieurs mois, tout en lui faisant perdre la moitié de ses abonnés. Pour leur part, les journalistes créent leur propre syndicat au tournant des années 1950. |
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