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Les tentatives pour la création d'une deuxième paroisse canadienne-française à Toronto Lorsqu'en 1887, les citoyens canadiens-français de la ville de Toronto demandent la création d'une paroisse canadienne-française, ils l'obtiennent sans difficulté. La paroisse Sacré-Coeur est établie au mois de juin 1887. Elle dessert plus de 130 familles sous la gouverne du père Philippe Lamarche. La population d'expression française augmente avec les décennies dans la métropole canadienne. Dans les années 1950, alors qu'on compte plus de 600 familles canadiennes-françaises dans l'Ouest de la ville, on songe à la création d'une seconde paroisse française à Toronto. Au printemps 1956, le prêtre Évain G. Marchand, curé de la paroisse Sacré-Coeur, invite certaines personnes à se joindre à la cause, dont Jacques Leduc et Eugène Chevrier. Un comité est formé et il tient régulièrement des rencontres afin de se tenir au courant des progrès réalisés dans les mois qui suivent sa mise sur pied. Pour des raisons de crédibilité et pour faciliter la correspondance avec les autorités religieuses, le groupe se donne un nom lors de sa réunion du 16 janvier 1957,soit le Comité des Canadiens français de Toronto-Ouest. Il correspond, entre autres, avec le cardinal James Charles McGuigan. Une première audience avec le cardinal est organisée pour le mois d'août 1956 afin d'exposer le projet de création. Les efforts déployés ne rapportant pas le succès escompté, une autre audience est sollicitée. Cependant, le projet traîne en longueur et les lettres du comité demeurent sans réponses. Finalement, le cardinal avise le comité au mois d'octobre 1957 que le dossier est transféré à l'abbé Jean Bouvier. Les lettres et les rencontres ne réussissent toutefois pas à convaincre les autorités religieuses de la nécessité d'établir une seconde paroisse pour les Franco-Ontariens de la ville de Toronto. Prétextant la pénurie de prêtres disponibles, le manque de financement et le fait que la communauté franco-ontarienne de Toronto n'est pas encore prête à accueillir une nouvelle paroisse, les autorités laissent tout au plus entrevoir la possibilité d'une paroisse bilingue. Le père Marchand est affecté à une autre paroisse et le projet tombe à l'eau. |
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