![]() |
|
|||||||
![]() |
||||||||
![]() |
||||||||
|
|
Un régime bilingue expérimental, 1927-1937 Acceptant les recommandations du rapport de la commission Scott-Merchant-Côté, le ministère de l'Éducation de l'Ontario crée un nouveau système d'écoles bilingues en 1927 à l'intention des élèves franco-ontariens. Le gouvernement conservateur de Howard Ferguson nomme Amédée Bénéteau et William John Karr directeurs respectivement de l'enseignement du français et de l'enseignement de l'anglais. Six inspecteurs franco-ontariens sont dorénavant en charge des écoles primaires franco-ontariennes. Ce sont Charles-A. Latour (Ottawa), Louis Charbonneau (comté de Russell), Stanislas Gratton (comté de Prescott), Henri Payette (comté de Renfrew et une partie du district de Nipissing), Joseph Béchard (Nipissing) et Robert Gauthier (Ontario-Nord). Les inspecteurs ont alors la difficile tâche d'organiser les écoles bilingues. Le nouveau système introduit un programme d'études bilingue élaboré à l'École de pédagogie de l'Université d'Ottawa, institution dorénavant reconnue comme école normale d'État. Publiée pour la première fois en janvier 1928, la « circulaire 46 » est un document important dans l'histoire de l'enseignement français en Ontario : quoique les directives soient écrites en anglais, le ministère de l'Éducation rédige pour la première fois un programme d'études spécifiquement pour les écoles franco-ontariennes. Périodiquement révisé, le document servira de base au développement de la pédagogie franco-ontarienne jusque dans les années 1960. Durant les premières années du nouveau système scolaire bilingue, les fonctionnaires francophones du ministère de l'Éducation de l'Ontario reçoivent l'appui de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO). Le secrétariat de l'ACFEO joue un rôle important pour informer les commissions scolaires des possibilités du nouveau régime et les encourager à entreprendre des démarches pour introduire l'enseignement du français dans les écoles fréquentées par les Franco-Ontariens et placer l'inspection de leurs classes sous la direction des inspecteurs bilingues. Cependant, l'ACFEO s'inquiète, dès 1930, des difficultés rencontrées au sein de nombreuses commissions scolaires pour organiser des écoles ou des classes bilingues même là où les francophones sont majoritaires. L'ACFEO est également tracassée par la difficulté d'introduire un programme d'études bilingues favorisant un meilleur enseignement du français alors que la majorité des enseignants francophones sont mieux formés pour l'enseignement de l'anglais. Le mécontentement et l'impatience des dirigeants de l'Ontario français se manifestent au grand jour lors du congrès de l'ACFEO de 1934 alors que l'abbé Stéphane Côté, curé de Chelmsford, présente un mémoire qui conclut qu'après sept ans d'application, le nouveau régime bilingue ne répond toujours pas aux attentes des Franco-Ontariens. Dès lors, l'ACFEO presse le ministère de l'Éducation de procéder à des changements à la direction des écoles bilingues. En 1937, le gouvernement libéral de Mitchell Hepburn acquiesce à cette demande en éliminant le poste de directeur de l'enseignement anglais et en remplaçant Amédée Bénéteau par Robert Gauthier au poste de directeur de l'enseignement français en Ontario. |
|||||||
|
||||||||
|
|
||||||||
|
Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca © Université d'Ottawa. |
||||||||