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Les écoles rurales

À partir du 19e siècle, l'instruction apparaît nécessaire à tous. Aussi, les Canadiens français qui viennent coloniser les terres de l'Ontario tiennent à faire scolariser leurs enfants. Dans chaque rang ou dans chaque concession, les pionniers se regroupent et mettent sur pied une petite école. Pour ce faire, ils organisent une commission scolaire qui s'occupe d'acheter du matériel scolaire et de verser un salaire à un instituteur ou à une institutrice. Chaque concession importante a sa propre commission scolaire et sa propre école. Cependant, la première école d'une section rurale est souvent très rudimentaire. En effet, les pionniers doivent s'occuper avant tout de mettre leur terre en valeur. Ils n'ont donc pas les moyens pour financer une école luxueuse. Souvent, la première école est une pièce de la demeure de l'instituteur ou de l'institutrice. Après quelques années, lorsque la commission scolaire a recueilli suffisamment de fonds, elle construit un édifice distinct. L'école rurale est construite en bois ou en brique et ne contient qu'une ou deux pièces où se tiennent les classes de la première à la huitième année. Ses commodités sont rudimentaires. La mémoire collective est restée marquée par l'école rurale où, la plupart du temps, une seule institutrice enseigne dans l'unique salle de classe de l'édifice à des élèves de tous les niveaux. En fait, l'école rurale répond aux exigences d'une société rurale. Les habitants se consacrent d'abord au travail de la terre. L'école rurale satisfait les besoins de scolarité des familles qui sont éloignées de la ville ou du village à une époque où les moyens ne permettent pas de transporter quotidiennement les enfants sur de longues distances. Néanmoins, l'école rurale fait la fierté des pionniers car, bâtie grâce à leurs sacrifices et leurs labeurs, elle représente l'espoir d'un avenir meilleur pour leurs enfants. Après la Deuxième Guerre mondiale, le monde des écoles rurales de l'Ontario français se désagrège rapidement. De nombreux Franco-Ontariens quittent la campagne pour aller vivre au village ou en ville. Plusieurs écoles rurales sont abandonnées. Mais l'autobus scolaire permet aux parents des milieux ruraux de s'adapter à cette réalité nouvelle. Durant les années 1950 et 1960, plusieurs commissions scolaires rurales fusionnent et construisent une école centrale à plusieurs salles de classe. En d'autres endroits, les élèves fréquentent désormais l'école de la ville ou du village. Les dernières écoles rurales à classe unique de l'Ontario français disparaissent durant les années 1960.

Des commodités rudimentaires

Des classes uniques

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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004