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Les écoles des villes et villages Les élèves franco-ontariens qui vont à l'école dans une ville ou dans un village fréquentent des institutions qui se démarquent des petites écoles rurales par le fait que ces écoles ont un enseignant ou une enseignante par cours. Entre 1871 et 1938, le programme d'études des écoles élémentaires, alors appelées écoles primaires, est constitué de quatre « cours », c'est-à-dire quatre cycles de deux ans. À la fin du primaire, tous les élèves des écoles élémentaires, autant urbaines que rurales, subissent des « examens d'entrée » à l'école secondaire, le « High School Entrance Exams ». Seuls les élèves qui réussissent ces examens peuvent se diriger dans une école secondaire publique ou privée offrant le programme d'études secondaires ontarien. Ils disparaissent progressivement durant les années 1930 et sont abolis à la fin des années 1940, les derniers « entrance » étant octroyés en 1949. À partir de 1938, les écoles élémentaires des villes et villages sont divisées en huit années. Un bulletin scolaire d'un élève de 2e année de 1943-1944 donne une idée des valeurs morales et civiques ainsi que de la division des matières au programme d'études élémentaires de l'époque. Par ailleurs, les élèves franco-ontariens de la ville d'Ottawa sont privilégiés par leur poids démographique, par la présence de communautés religieuses bien établies ainsi que par l'appui constant de fonctionnaires et de politiciens canadiens-français du gouvernement fédéral. Jusqu'à la fin des années 1960, c'est à Ottawa que les écoles séparées se rapprochent le plus de l'idéal catholique canadien-français d'avoir des écoles distinctes pour les filles et pour les garçons. Dans d'autres villes moins populeuses, l'école est mixte. Cependant, les congrégations religieuses préfèrent toujours garder les garçons et les filles dans des classes distinctes. Par contre, certaines écoles primaires ont des classes mixtes. Dans ce cas, les garçons et les filles sont divisés au sein de la même salle de classe. Autre détail important : les filles portent habituellement un uniforme. L'uniforme varie légèrement selon les époques, mais peut comporter des variations importantes selon les congrégations religieuses, selon les villes et, parfois, selon les écoles. Les garçons de l'Ontario portent rarement l'uniforme mais suivent toujours un code vestimentaire strict. De nombreux garçons portent le veston et la cravate. Mais il n'y a pas que le port de l'uniforme qui distingue les écoles des villes et villages des écoles rurales de l'Ontario français. Les écoles sont également plus riches et offrent, en outre, davantage d'activités parascolaires. Il faut souligner que les écoles des villes et villages de l'Ontario français ont grandement évolué au cours du XXe siècle. Cependant, les témoignages d'élèves et d'anciens élèves sont rares, surtout avant la Deuxième Guerre mondiale. Heureusement, à la fin de leur brillante carrière en éducation, deux anciens élèves franco-ontariens nous ont livré de riches et mémorables témoignages de leur séjour au début du XXe siècle l'un à l'école élémentaire Garneau, l'autre à l'école Guigues.
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