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Dans la première moitié du XXe siècle, seule une minorité privilégiée de Franco-Ontariens entament et complètent des études secondaires. Comme partout ailleurs au Canada français, les garçons qui désirent devenir religieux ou entreprendre une carrière libérale se dirigent vers un collège classique. Le cours classique est d'une durée de huit ans et se termine par le baccalauréat. Les filles franco-ontariennes ont également accès à des institutions d'enseignement secondaire. Cependant, seule une petite minorité d'entre elles fréquentent des couvents ou des académies pour filles. Elles se destinent à une vie religieuse, à une carrière dans l'enseignement ou encore à un métier ouvert aux femmes, par exemple le métier de secrétaire ou celui d'infirmière. Pour les filles comme pour les garçons de l'Ontario, faire des études secondaires, c'est partir d'un milieu rural, souvent agricole, pour la ville. Les élèves qui fréquentent les collèges et couvents de l'Ontario français proviennent de tous les coins de la province. À l'Université d'Ottawa s'ajoute un fort contingent d'élèves provenant du Québec. Or, les élèves des milieux ruraux qui se rendent dans les institutions d'enseignement secondaire toujours situées dans les villes font l'expérience du pensionnat et des dortoirs. En fait, jusque dans les années 1940, l'expérience du pensionnat marque la vie de la majorité des jeunes franco-ontariens et franco-ontariennes qui poursuivent des études secondaires. Même ceux et celles qui fréquentent une école secondaire publique (High School), par exemple à Hawkesbury, Embrun et Sudbury, logent dans un pensionnat dirigé par une communauté religieuse. Dans les collèges, les académies, les couvents et les pensionnats catholiques, la vie des élèves est soigneusement encadrée pour former une élite catholique canadienne-française. Un préfet d'études se charge d'imposer une stricte discipline. Le personnel religieux organise également des activités sociales et culturelles enrichissantes. Le collège classique permet, en outre, un contact particulier entre les plus jeunes, qui ont environ 12 ans, et les plus vieux, qui ont environ 20 ans. Plusieurs activités sociales et sportives permettent aux uns et aux autres de socialiser. Une fanfare offre une telle occasion. À l'Université d'Ottawa, la Société des débats français permet aux élèves des quatre premières années du cours classique (l'école secondaire) et aux étudiants de niveau universitaire (le « cours des Arts ») de se côtoyer lors d'une activité culturelle qui permet aux plus brillants de se démarquer. Bref, par leur programme d'études secondaires et leurs activités para-scolaires, les collèges, les académies et les couvents de l'Ontario français cherchent à former, au début du XXe siècle, une élite catholique unie. |
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