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L'Association des instituteurs canadiens-français de l'Est de l'Ontario Les premiers efforts pour regrouper les enseignants franco-ontariens en associations professionnelles sont déployés pendant les années de la crise du Règlement XVII (1912-1927). En 1915, l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) sollicite l'appui des curés des paroisses catholiques canadiennes-françaises d'Ottawa et de l'Est ontarien dans l'organisation d'un congrès régional à Ottawa. L'organisateur principal de cet événement est l'ancien inspecteur Henri Saint-Jacques, qui avait démissionné de ses fonctions d'inspecteur pour protester contre le Règlement XVII. Dans l'organisation de ce congrès, il est assisté de deux enseignantes, Marie-Louise Rocque et Annie Dumais. Le 12 mai 1915, le comité d'organisation envoie une lettre circulaire aux institutrices de l'Est ontarien expliquant que le but principal de ce congrès est la fondation d'une association pédagogique vouée à la défense des intérêts des enseignants franco-ontariens. Ainsi, l'Association des instituteurs canadiens-français de l'Est d'Ontario est fondée lors du congrès d'Ottawa des 24 et 25 mai 1915. Cependant, les activités de cette association ne durent pas longtemps. En 1916, seul un petit groupe d'enseignants d'Ottawa tient des activités associatives au sein de l'Association des institutrices d'Ottawa. Les difficultés liées à l'organisation de congrès pédagogiques sont surmontées en juin 1922 quand l'ACFEO décide de contribuer financièrement à l'organisation d'une nouvelle Association des instituteurs et des institutrices bilingues de l'Est de l'Ontario (AIBEO). Le directeur des écoles bilingues d'Ottawa, Aurélien Bélanger, et une enseignante d'Ottawa, Béatrice Benoist, sont les principaux organisateurs du congrès de fondation de cette association. La première résolution de l'AIBEO est de s'opposer au régime de double inspectorat imposé par le ministère de l'Éducation de l'Ontario pour faire adopter le Règlement XVII dans l'ensemble des écoles franco-ontariennes. En 1925, le congrès de l'AIBEO, organisé par son président, Louis Charbonneau, permet aux enseignants franco-ontariens de l'Est de l'Ontario de se familiariser avec le nouveau programme d'études publié par l'ACFEO. Au début des années 1930, les enseignants franco-ontariens se rencontrent lors de congrès tenus dans leur district d'inspection. Ces congrès ont pour but de tenir les enseignants au courant des nouvelles méthodes pédagogiques et d'entendre des personnalités du monde de l'éducation du Canada français. Par exemple, lors du congrès des instituteurs de Prescott et Russell de 1936, Aurélien Bélanger, alors député provincial, soutient que les écoles rurales de l'Ontario français ont besoin d'un programme d'études qui donne le goût à la vie agricole. D'autre part, il souligne le besoin pour les enseignants franco-ontariens de connaître l'histoire des écoles « bilingues », c'est-à-dire des écoles franco-ontariennes. Quant à Louis Charbonneau, il souligne l'importance de bien enseigner la grammaire française dès les premières années de l'élémentaire. |
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