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L'occupation d'un vaste territoire Les missions, les postes Évangéliser, commercer et
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Les Français établissent donc une chaîne de forts-comptoirs, qui sont en fait des postes de traite fortifiés, dont les principaux sont le fort Frontenac (Kingston) en 1673, le fort Niagara (fort Conti) en 1678, aujourd'hui situé en territoire américain, le fort Crèvecoeur en 1679, sur la rivière Illinois (Michigan). D'autres postes, comptoirs de traite entourés de palissades, prêts à servir de postes de défense au besoin, parsèment les rives des Grands Lacs. Les principaux postes sont installés aux carrefours d'échanges les plus importants, en des lieux qui deviennent des plaques tournantes et le demeurent tout au long du Régime français : Michillimakinac, entre les lacs Huron et Michigan, aujourd'hui en territoire américain (fort Saint-Joseph), et Sault Sainte-Marie. La construction du fort Détroit (1701), d'abord appelé le fort Pontchartrain, occupe une place particulière puisqu'elle s'accompagne de l'établissement d'une véritable colonie qui s'étend du côté Sud de la rivière Détroit vers 1740. Cette colonie donne naissance au seul peuplement francophone permanent qui prend racine en sol ontarien sous le Régime français et qui survit encore de nos jours. Les Jésuites y ont fondé la mission de l'Assomption, qui devient en 1767 la paroisse de l'Assomption, première paroisse fondée en sol ontarien. Au XVIIe siècle, des forts sont aussi érigés au Nord, sur les rives de la baie James et de la baie d'Hudson. Les Anglais et les Français se les arrachent tour à tour jusqu'à ce qu'ils soient définitivement cédés aux Anglais en 1713 par le traité d'Utrecht, en même temps que les territoires situés au Sud des Grands Lacs (Mississipi et Louisiane). Les missions jésuites ont souvent élu domicile aux mêmes endroits ou à proximité des forts-comptoirs, quand elles ne les ont pas précédé : mission de Sainte-Marie du Sault (Sault-Sainte-Marie), mission de Saint-Ignace (près de Michillimakinac). Les missionnaires sont de toutes façons toujours présents à proximité ou à l'intérieur même des forts (les Récollets au fort Frontenac, les Jésuites au fort Détroit). La traite des fourrures avec les Autochtones constitue la base économique de ce vaste réseau de lieux d'échanges que sont les forts-comptoirs. Au XVIIIe siècle, les efforts des Français se concentrent vers l'ouest, où ils avaient déjà construit le fort Nipigon : fort Kaministiquia (Thunder Bay, 1717) sur la rive Nord du lac Supérieur, fort Saint-Pierre (lac à la Pluie, 1731) et fort Saint-Charles (lac des Bois, 1732). À la fin du Régime français, le fort Rouillé (Toronto, 1751) complète la chaîne de forts établis sous le Régime français. |
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