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Le Sud, plus précisément la région de Windsor, est la seule région de l'Ontario dont le peuplement francophone remonte au Régime français. Une véritable colonie française existe sur le site de l'actuelle ville de Windsor au moment de la Conquête britannique et se maintient par la suite. À partir de ce noyau de départ, la population francophone de la région de Windsor s'est accrue au XIXe siècle par l'arrivée de Canadiens français originaires de la vallée du Saint-Laurent, venus profiter de la disponibilité de terres fertiles dans la péninsule des Grands Lacs. D'autres se sont dirigés vers la région de Penetanguishene, dans l'ancienne Huronie où s'était déroulée l'épopée des missionnaires jésuites au tout début du Régime français. Quelques anciens voyageurs, autrefois à l'emploi des compagnies de traite des fourrures, tentaient déjà d'y cultiver quelques terres, mais la majorité des francophones de cette région sont les descendants de Canadiens français venus de la vallée du Saint-Laurent vers le milieu du XIXe siècle. Pendant que plusieurs profitent de la croissance agricole de la péninsule ontarienne pour s'établir sur des terres, d'autres sont attirés par la croissance industrielle qui ne manque pas d'être stimulée par la productivité agricole. À Toronto, Hamilton, Windsor, Welland et dans de nombreuses autres villes industrielles, les Canadiens français s'intègrent dans différents secteurs manufacturiers. Aujourd'hui, après plusieurs décennies de fortes migrations internationales, les francophones des grandes villes de l'Ontario ne sont pas uniquement de souche canadienne-française. Ils viennent aussi d'Haïti, d'Europe, d'Afrique et d'Asie. Dans l'Est, les Canadiens français envahissent la rive Sud de la rivière des Outaouais à partir du milieu du XIXe siècle. L'industrie du bois et l'agriculture, de même que la croissance d'Ottawa, ont été le moteur de ce mouvement migratoire qui a donné aux comtés de Prescott et Russell une population majoritairement francophone. L'Est, avec Ottawa, centre institutionnel important pour les francophones, est à coup sûr un pilier de la francophonie ontarienne. Plus tardivement, mais tout aussi sûrement, les francophones gagnent ensuite le Nord de l'Ontario, dès que cette région est ouverte à la colonisation par la construction des grands réseaux de chemins de fer transcontinentaux, à partir des années 1880. Dans l'axe Cochrane-Kapuskasing-Hearst, le mouvement de colonisation et de retour à la terre prôné par les élites canadiennes-françaises dans la première moitié du XIXe siècle contribue à la constitution d'un peuplement majoritairement francophone. L'éloignement et les particularités économiques du Nord, avec son développement axé sur la forêt et les mines, sont des éléments importants de l'identité spécifique de sa population francophone.
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Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca © Université d'Ottawa. |
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