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OCCUPATION DU TERRITOIRE
Les lieux d’établissement
Dans le Sud
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L’ancienne Huronie
À la fin
du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle,
l'Angleterre et les États-Unis tentent de délimiter les
frontières entre la colonie britannique (Canada) et la jeune
république indépendante (États-Unis). À
la hauteur du Michigan, la cession du poste de Michillimakinac, puis
celle de l'île Drummond, aux États-Unis d'Amérique
fait refouler la population de « voyageurs » et de Métis
francophones vers la région de Penetanguishene-Lafontaine sur
les rives de la baie Georgienne. Regagnant une région qui avait
été le théâtre des premières tentatives
d'évangélisation, ouvre des missionnaires récollets
et jésuites au XVIIe siècle, ces francophones
tentent de s'établir sur des terres. Mais plusieurs ne s'adaptent
pas à la vie d'agriculteurs sédentaires. Certains s'enracinent
toutefois, formant un premier noyau de population francophone dans ce
coin de la région des Grands Lacs. Ils sont rejoints à
partir du début des années 1840 par un deuxième
groupe de colons francophones en provenance de la vallée du Saint-Laurent,
plus précisément des régions de Trois-Rivières
et de Vaudreuil-Soulanges. Ils sont attirés vers les terres agricoles
de l'ancienne Huronie par le curé de Penetanguishene, Amable
Charest, lui-même originaire de Sainte-Anne-de-la Pérade,
non loin de Trois-Rivières. En quelques 25 années,
ils s'amènent en nombre suffisamment important pour constituer
un peuplement francophone significatif, donnant même naissance
à la localité de Lafontaine, une localité dont
la population est presqu'exclusivement composée de francophones.
Une quarantaine de familles francophones quittent la région pour
les plaines du Manitoba et du Minnesota en 1878, mais laissent derrière
eux quelques milliers de francophones. L'accroissement naturel de ce
groupe est tel que, sans l'apport de nouveaux arrivants, leur nombre
a plus que doublé entre 1871 et 1911. En 1941, le comté
de Simcoe compte 9 145 habitants d'origine française,
dont les trois quarts sont encore de langue maternelle française,
sur une population totale de 87 057. Comme leurs ancêtres,
ils sont encore en grande majorité des agriculteurs.
Un
témoignage sur la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine

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