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À toutes les époques de son histoire, la ville de Toronto ne compte toujours qu'un petit nombre de francophones en proportion de l'ensemble de sa population. D'abord simple lieu de passage pour les explorateurs et coureurs des bois, le site de l'actuelle ville de Toronto est ensuite le théâtre d'une certaine militarisation. Mais les différents fortins qui sont construits au cours du XVIIe siècle, de même que le fort Rouillé érigé à la fin du Régime français, servent principalement de postes de traite (lieu où les Autochtones viennent échanger leurs fourrures contre diverses marchandises). Après 1763, il ne reste que peu de traces de cette présence française. Avec l'arrivée des loyalistes, immigrés des anciennes colonies britanniques de la côte est après la Guerre d'indépendance américaine, la ville devient résolument britannique et protestante. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, sa population résiste farouchement aux influences religieuses et culturelles extérieures. Pour la petite minorité francophone, qui se caractérise par la diversité de ses origines géographiques et par son éparpillement sur le territoire de la ville, assurer la survivance de son identité culturelle constitue un grand défi. Après la Deuxième Guerre mondiale et surtout dans les dernières décennies du XXe siècle, une très forte immigration en provenance de toutes les régions du monde transforme Toronto en mégalopole cosmopolite. D'autres minorités ethniques ont une importance numérique beaucoup plus grande que la minorité d'expression française. Mais le français est l'une des deux langues officielles du Canada, ce qui permet à la minorité francophone de revendiquer ses droits. Ainsi, malgré la faiblesse proportionnelle du nombre de francophones, il y a une vie française à Toronto. D'autre part, devenue elle-même multiculturelle, la francophonie torontoise force les Franco-Ontariens à s'interroger sur leur identité et leur stratégie d'avenir.
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