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Il s'est trouvé peu de francophones pour s'établir dans la péninsule du Niagara avant le début du XXe siècle. Quelques francophones arrivant d'Europe se sont mêlés, pour la plupart brièvement, aux Loyalistes et aux représentants des différentes ethnies qui développent la région au XIXe siècle, surtout après la guerre de 1812 et le règlement définitif de la frontière entre les États-Unis et le Canada. Au milieu du XIXe siècle, on y retrouve quelques prêtres français fournissant les services religieux à la population catholique. Ce n'est que vers 1911 que des francophones se retrouvent en nombres significatifs au Sud-Est de la péninsule ontarienne. Certains participent aux travaux de construction du canal Welland. On en retrouve également à l'emploi des usines de guerre de la région lors de la Première Guerre mondiale. Vers 1920, un mouvement migratoire important relie la région de Québec à Welland en Ontario, quand l'Empire Cotton Mill attire dans la péninsule des familles canadiennes-françaises, venant surtout de Saint-Grégoire-de-Montmorency, pour travailler dans l'industrie textile. Le « boom » industriel, qui caractérise la région à partir de la Deuxième Guerre mondiale, attire ensuite des Canadiens français de différents horizons (du Nord et de l'Est de la province, du Québec ou des Maritimes). Ils viennent travailler dans l'industrie métallurgique et l'industrie pétrochimique, dans la construction des complexes hydroélectriques et dans le secteur des services. En 1941, les personnes d'origine ethnique française des comtés de Welland et de Lincoln sont au nombre de 6 310. Ils ne représentent cependant que 3,9 % de la population totale et seulement 49,1 % de ces francophones ont encore le français pour langue maternelle. Cependant, des francophones très actifs, conscients de la fragilité du fait français dans la région, se sont assurés d'y faire naître et grandir des institutions propres à nourrir l'identité culturelle française : paroisses, Société Saint-Jean-Baptiste, les caisses populaires, etc.
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