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Ottawa et sa population francophone Au début du développement d'Ottawa, la basse-ville constitue le foyer principal de la vie française à Ottawa. La basilique Notre-Dame d'Ottawa en est le centre religieux. Mais les francophones ne tardent pas à gagner d'autres secteurs de la ville, ce qui amène la fondation des paroisses Saint-Jean-Baptiste (1872) dans le secteur Ouest, dont l'église est située non loin de la rue Albert, et Sainte-Anne (1873) dans le secteur Est, dont l'église est bâtie au bout de la rue Saint-Patrice. Vanier (Eastview), en banlieue Est, aujourd'hui annexée à Ottawa, est ensuite devenu un secteur à majorité francophone. Dès le milieu du XIXe siècle, l'importance numérique des francophones à Bytown est telle qu'ils sont en mesure d'élire des représentants de leur groupe ethnique au conseil municipal. Un maire canadien-français se retrouve même à la tête de Bytown en 1853 : Joseph Balzora Turgeon. Mais malgré la présence de francophones au sein des pouvoirs publics municipaux, les services en français ne sont pas un droit acquis en 1911. |
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