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La colonisation du Nord de l'Ontario C'est la construction des chemins de fer, dans le dernier quart du XIXe siècle, qui ouvre le Nord ontarien à la colonisation. Des travaux d'arpentage réalisés vers 1850 avaient permis d'entrevoir le potentiel du Nord pour l'exploitation minière. L'exploitation forestière a déjà débuté au Nord du lac Huron et dans le Haut-Outaouais mais sa pénétration est limitée par les problèmes d'accès aux ressources. Seules les zones accessibles par voie navigable ont commencé à être exploitées, principalement pour le bois de sciage. La construction des chemins de fer permet la découverte de gisements importants, donnant ainsi naissance aux centres miniers du Nord de l'Ontario. Elle ouvre aussi de nouvelles zones d'exploitation à l'industrie forestière. Finalement, elle provoque un développement agricole, même si l'agriculture du Nord se trouve finalement marginalisée par l'éloignement des marchés et la rentabilité limitée des sols. La colonisation du Nord se fait principalement selon deux axes géographiques. La construction du chemin de fer du Canadien Pacifique, dans les années 1880, permet d'abord le développement du Nouvel-Ontario, dans l'axe Mattawa-North Bay-Sudbury-Winnipeg et le long du tronçon entre Sudbury et Sault-Sainte-Marie. Plus au nord, c'est la construction du chemin de fer Temiskaming and Northern Ontario, à partir de 1902, qui ouvre l'axe Mattawa-Norh Bay-Cochrane, puis la construction du National Transcontinental, qui prolonge cet axe de développement vers l'ouest jusqu'à Winnipeg, en passant par Kapuskasing et Hearst. Le mouvement de colonisation qui accompagne la mise en valeur de ces territoires attire beaucoup de Canadiens français qui proviennent surtout du Québec mais aussi des autres régions de l'Ontario. Contrairement au Nord du Québec, qui connaît également un développement orienté vers l'exploitation des ressources minières et forestières, le Nord ontarien se caractérise par une composition ethnique très variée. Graduellement, la diversité linguistique a fait place à la prédominance de l'anglais. Mais certains groupes ethniques, dont les Canadiens français, ont cependant conservé leur identité socio-culturelle. Les francophones du Nord ont même développé une identité bien à eux au sein de la francophonie ontarienne. Vivre au Nord, avec tout ce que cela implique, a fait naître chez eux un sentiment identitaire particulier.
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