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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

   La vie dans les missions,
   
les postes et les forts

      Vivre dans les postes et les
      forts des Pays d'en haut

 

 

Des emprunts importants au mode de vie autochtone

Dans l'ensemble, les Blancs, ouvriers, soldats ou coureurs des bois, qui franchissent les limites des établissements principaux de la vallée du Saint-Laurent pour se retrouver dans les postes et les forts des Pays d'en haut doivent emprunter grandement au mode de vie autochtone. Leur alimentation, par exemple, n'est pas si différente de celle des Autochtones. La difficulté de faire voyager les marchandises jusqu'aux Pays d'en haut fait en sorte qu'on n'y envoie que le minimum : pain, viande (bouf, lard), farine, pain, biscuits (galettes qui servaient de nourriture de base sur les bateaux), pois secs, eau-de-vie. Pour le reste, et une fois ces réserves épuisées, on a recours à la même nourriture que les Autochtones : le maïs préparé de différentes manières mais surtout en bouillie (sagamité), la citrouille et les courges, la viande sauvage et les poissons et tout ce qu'on peut cueillir en forêt quand la saison le permet (petits fruits). La liste de vivres et de marchandises qu'on expédie aux Pays d'en haut, pour les ouvriers employés à la construction du bateau Saint-Louis sur le lac Ontario en 1734, comprend les aliments énumérés plus tôt, des matériaux et des outils de travail, mais aussi du tabac, de l'huile à brûler, de la poudre et des plombs, des mitaines, des mitasses (guêtre ou jambière en peau de chevreuil ou en tissu) et des chaussons. La poudre et les plombs sont essentiels, pour chasser et pour se défendre, car la vie dans les Pays d'en haut est pleine de dangers. L'adaptation au mode de vie autochtone est tout aussi présente dans les habitudes vestimentaires que dans les habitudes alimentaires. Les coureurs des bois ont tôt fait d'adopter un costume qui leur a valu le surnom « d'Indiens blancs ». Même le soldat, à qui on ne fournit souvent aucun uniforme, doit se vêtir à l'indienne, faisant grand usage des peaux d'animaux. L'uniforme du soldat est, de toutes façons, peu approprié aux conditions de vie et de voyage dans les Pays d'en haut. La liste des vivres, munitions et marchandises fournis pour des troupes françaises et autochtones envoyées en expédition de guerre contre les Renards, sous le commandement de Monsieur de Noyelle en 1734, contient des peaux de chevreuil en quantité, les aliments de base habituels auxquels s'ajoute du vin, des tentes « garnies », l'équipement nécessaire à la réparation des canots, l'équipement nécessaire au chirurgien, etc.

Vivre dans les postes et les forts des Pays d'en haut

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003