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Avec le temps, les bûcherons bénéficient d'une amélioration de leurs conditions de logement. Mais jusqu'aux années 1940, les méthodes qui servent à extraire le bois des forêts sont les mêmes qu'au XIXe siècle. Ce n'est qu'après la Deuxième Guerre mondiale que la mécanisation vient modifier en profondeur le travail en forêt. La scie mécanique remplace le godendard. Les tracteurs et les camions prennent graduellement la place des chevaux. Une machinerie lourde imposante envahit les forêts : abatteuses, débusqueuses, ébrancheuses, etc. L'amélioration des voies de communication par le raccordement des chantiers aux chemins de fer et aux routes entraîne une diminution du flottage et de la drave puis leur disparition. Elle permet aussi aux travailleurs de la forêt de regagner fréquemment leur foyer, parfois même quotidiennement. La vie du bûcheron n'a bientôt plus rien de commun avec celle du bûcheron d'autrefois. De plus, grâce à la mécanisation, le travail en forêt perd son aspect saisonnier et s'étend sur toute l'année. D'autre part, l'intensification de l'exploitation forestière qu'entraîne la mécanisation pose de nouveaux défis : danger d'épuisement des ressources forestières, importance de contrôler les coupes à blanc, d'exiger le reboisement, etc. |
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