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La consolidation du système scolaire franco-ontarien, 1937-1970 En 1937, le ministère de l'Éducation de l'Ontario procède à un changement majeur dans la direction des écoles franco-ontariennes. On remplace les directeurs de l'enseignement français et de l'enseignement anglais des écoles bilingues par un seul directeur de l'enseignement français. Occupant ce poste de 1937 à 1965, Robert Gauthier laisse son empreinte sur le système scolaire franco-ontarien. Sous sa direction, les écoles franco-ontariennes accordent, sans équivoques, la primauté à la langue française. Les mesures qu'il préconise améliorent rapidement le taux de réussite scolaire des élèves franco-ontariens. Par exemple, Gauthier introduit la méthode globale dans l'apprentissage de la lecture. Dès 1937, il recommande la fondation de jardins d'enfants, ce qui ne s'accomplira cependant que dans les années 1950. Il encourage fortement les commissions scolaires à investir dans leurs bibliothèques scolaires. Mais la principale réussite de Robert Gauthier est la création du Concours provincial de français en 1938. Ce concours encourage l'étude plus poussée de la langue française dans toute la province et crée un mouvement de valorisation de l'instruction. De plus, le concours facilite la tenue de rencontres, sur une base annuelle, entre les principaux éducateurs de l'Ontario. Ces rencontres favorisent les échanges et la création de plusieurs associations qui permettent la consolidation du réseau des écoles franco-ontariennes. En 1939, l'Association de l'enseignement français en Ontario, qui deviendra plus tard l'Association des enseignants et enseignantes de l'Ontario (AEFO), est créé en 1939. De concert avec Henri Lemieux, nommé premier inspecteur d'écoles secondaires franco-ontarien en 1943, Gauthier soutient également le développement de l'enseignement secondaire en Ontario français. De son côté, l'Association canadienne française d'éducation d'Ontario (ACFEO) est appelée à jouer un rôle crucial dans le développement du système scolaire franco-ontarien. En 1944, l'ACFEO encourage la fondation de l'Association des commissaires bilingues de l'Ontario (ACEBO). L'ACFEO appui également la formation, en 1950, de la Fédération des associations de parents et instituteurs (FAPI), un organisme qui vise à rapprocher les parents de l'école. Enfin, les inspecteurs des écoles franco-ontariennes et les professeurs de l'École normale de l'Université d'Ottawa jouent un rôle clé dans le développement de l'enseignement français en Ontario. Bref, malgré un problème constant de sous-financement, les écoles séparées de l'Ontario français se développent rapidement sous la direction de Robert Gauthier. À la fin des années 1950, l'école franco-ontarienne semble être dans une rayonnante adolescence. Cependant, comme le souligne déjà Adélard Chartrand, président de l'ACFEO, en 1942, les Franco-Ontariens n'ont toujours pas obtenu la reconnaissance de leur droit à des écoles secondaires de langue française. Durant les années soixante, les différents regroupements de dirigeants du monde éducatif franco-ontarien contribuent à établir un système scolaire de langue française complet de l'élémentaire au secondaire et ce, malgré la disparition du poste de directeur de l'enseignement français en Ontario en 1965. Le
système scolaire franco-ontarien Le
réseau associatif
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